Chronique médicale et musicien-Jean Shields md.
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Introduction de Jean Shields:
Par la suite, j’ai écrit à un vieux collègue Claude McKinnon pour savoir s’il connaissait quelqu’un qui pourrait me guider pour tenter un peu de Flamenco. Claude me nomme le même Alex qui revenait d’un stage en Espagne et me voilà un disciple d’Alex!
Après avoir obtenu mon bacc. En guitare en 1975 à Laval dans la classe de Martin Prével, il ne m’était pas venu la prétention de vouloir jouer du Flamenco que je considérais comme une religion à part entière. De tempérament très obsessif, je n’osais pas toucher à ça, puisque pour en jouer convenablement, il aurait été indispensable de faire parti d’un groupe avec danseurs, chanteurs et tout “le kit”. De plus la position de la main droite de l’École de Presti-Lagoya (où l’attaque se faisait avec le côté droit de l’ongle) n’était pas compatible avec le Flamenco. La recherche de la sonorité ronde et puissante de Lagoya posait aussi problème…
Quelques années plus tard cependant, avec beaucoup de recul, j’ai tout changé ma technique de main droite pour jouer à gauche, non sans des difficultés majeures, mais sans regret aujourd’hui!
Faut dire qu’après plusieurs années de travail de fou au bacc. Une cession d’été à Vancouver avec Ako Ito et Henri Dorigny (des duétistes purs produits de l’école Presti-Lagoya) et une autre cession d’été à Nice avec Lagoya lui-même, les habitudes qu’on prend sont assez difficile à se débarrasser.
Faut dire aussi que la position de la main droite de Lagoya m’a apportée son lot de problèmes physiques et tendinites qui ont finalement eus raison de ma carrière en musique. En me démontrant la fragilité et la précarité des mains de musiciens, j’ai un peu paniqué et je me suis viré sur un dix cent, retroussé les manches, retourné au cegep en science pour enfin être admis en médecine à Laval. D’où je suis sorti en 1981. Pour moi, l’approche des problèmes et leurs résolutions en musique et en médecine nécessite le même raisonnement et la même rigueur intellectuelle. Je n’ai donc jamais été perdu de passer d’un domaine à l’autre!
Ce parcours a été formidable et me permet aujourd’hui de jouer pour mon plaisir, mais surtout d’apprécier à sa juste valeur ce que vous autres guitaristes et autres musiciens produisez.
Jean Shields M.D … Chroniques à suivre
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