Le plaisir de jouer d'un instrument
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Il y a autant de raisons pour lesquelles nous avons pris dans nos mains un instrument pour la première fois qu'il y a de musiciens sur terre.
Cette décision, peu importe sa nature nous a vite ou lentement bousculés dans un univers toujours plus imposant au fur et à mesure que nos connaissances grandissaient. Comme dans la vie, le musicien n'aura jamais fini d'apprendre et c'est ce qui fait en partie la beauté de la musique.
Un musicien consciencieux cherchera toute sa vie à perfectionner son art, à devenir meilleur et d'atteindre ses propres objectifs -et des objectifs, il y en a encore ici autant qu'il y a de musiciens-. Dans l'ivresse de posséder des connaissances, il y a aussi l'aspect extrêmement important de la mise en pratique de toute ces connaissances et c'est là que le jeu se corse.
Il devient dangereux de tomber dans l'abstrait et de perdre le plaisir de jouer par frustration à cause de barrières que nous nous sommes nous mêmes imposés.
Le profil type du musicien drogué à la technique parfaite et absolue et l'irréductible de la théorie approfondie est celui-ci:
Irrité très rapidement lors de la pratique de son instrument puisqu'il n'atteint pas instantanément les standards qu'il vénère, incapable de composer dans la simplicité par envie de faire compétition aux plus grands compositeurs -et totalement infertile en bout de ligne-. En fixant la barre trop haute, il n'atteint pas ses propres objectifs et la pratique devient une corvée, quelque chose d'amer. La composition en souffre beaucoup elle aussi, puisque le musicien à perdu la notion de prendre son temps, d'y aller une chose à la fois. On oublie très rapidement que tous les compositeurs que l'on admire ont un bagage d'essais -fructueux ou pas du tout- extrêmement imposant qui soutiennent leurs chefs d'œuvres.
En ayant en tête cette vérité toute simple, il est possible de faire la paix avec soi même et avec son instrument. La connaissance absolue est le fruit d'un long parcours, et c'est la simplicité qui mène aux choses complexes. En ayant un ordre de priorité un peu plus sain à l'esprit, il est possible d'avancer de manière étonnamment rapide -si les efforts y sont- et d'avoir la chance de vivre la satisfaction d'une composition achevée ou d'un but atteint.
La théorie musicale et les techniques de jeu ne doivent pas être une fin, mais plutôt un moyen. Toutes ces connaissances doivent servir de base à votre créativité et non le contraire. D'où l'importance d'avoir de bons fondements -une bonne technique et des notions de théorie applicables, en l'occurrence- pour que vos efforts puissent être au service de votre créativité et ainsi atteindre les objectifs que vous vous fixez. Un très grand talent technique est complètement inutile s'il est impossible de l'appliquer au service de votre musique. D'où l'importance d'établir une fondation solide, dans l'objectif de savoir écrire et improviser. Dans l'objectif d'avoir le même plaisir à jouer et la même satisfaction qu'à nos touts débuts. Comme ailleurs, il faut tout d'abord maitriser l'alphabet, pour former des mots pour ensuite écrire sur nos états d'âmes, sur tout et sur rien.
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